Marais, Paris
Pierrette Bloch
Différence et Répétition
Karsten Greve[Scroll down for French version / Veuillez trouver ci-dessous la version française] Galerie Karsten Greve has actively supported the work of Pierrette Bloch since 2011. In this new exhibition, we unveil a novel selection of more than 70 works which illustrate the variety of her pioneering artistic approach, based on the reiteration of a gesture that is ever new. Deeply rooted in the practice of drawing, which she brought to the fore of contemporary art research, Pierrette Bloch’s work displays an innovative approach through the artist’s ability to imbue abstraction with a new sensitivity and poetry. For over sixty years, dots, lines and the relationships she formed with her surfaces, depending on the material used, were the founding principles of Pierrette Bloch’s work. The artist expressed her creative force through a seemingly silent oeuvre. Her work is characterised by a sparsity of means – ink, oil pastels, pastels and horsehair – and colours – black and white – with which she was able to create an extremely free oeuvre. Her work thus becomes a journey for the gaze, which moves over the surface to the rhythm of a dance created by the relationships between the marks of the creative gesture and the support. Pierrette Bloch’s privileged relationship with the present transformed her drawings into adventures for the spirit wherein the serial nature of the artist’s gesture underlines its diversity, not its sameness. Shapes, space and colour are thus the morphological components that make up her discourse and that can be found in the horsehair works Pierrette Bloch produced from 1979. Her horsehair mesh is indissociable from her inks on paper insofar as they are linked by the same repetitive gesture, the same part left to chance and nuance, and even the same planarity. From around 1982 to 1984, the mesh unwound and became horizontal and separate from the surface of the wall. Like her works on paper, her horsehair sculptures are striking in their diversity, colour, density and rhythm. The knots, sometimes tight and sometimes loose, are arrayed along the nylon in compositions that are up to 12 metres long. ***** Depuis 2011, la Galerie Karsten Greve soutient avec engagement le travail de Pierrette Bloch. Dans cette nouvelle exposition, nous dévoilons une sélection inédite de plus de 70 œuvres qui illustre la variété de sa démarche artistique pionnière, fondée sur la réitération d’un geste jamais égal à lui-même. Profondément ancré dans la pratique du dessin qu’elle a mis à la une des recherches plastiques contemporaines, l’œuvre de Pierrette Bloch montre une innovation dans son approche en donnant à l’abstraction une nouvelle sensibilité et poésie. Le point, la ligne et les rapports établis avec la surface selon le matériau utilisé ont constitué pendant plus de soixante ans l’axe fondateur du travail de l’artiste qui exprime toute sa force dans le choix d’une œuvre en apparence silencieuse. Sa production est en effet caractérisée par une économie de moyens – l’encre, la craie grasse, le pastel, le crin de cheval – ainsi que de couleurs – le noir et le blanc – avec laquelle elle a su créer une œuvre extrêmement libre. Elle offre alors un voyage pour le regard, qui se meut à la surface au rythme d’une danse créée par les rapports qu’entretient la trace du geste créateur avec le support. Le rapport privilégié que Pierrette Bloch entretenait avec le moment présent transforme ses dessins en aventures de l’esprit où la sérialité souligne la diversité et non pas l’égalité. La forme, l’espace et la couleur sont donc les éléments morphologiques qui constituent son discours et que l’on retrouve dans les œuvres de crin que Pierrette Bloch réalise dès 1979. Les mailles sont indissociables de ses encres sur papier, en ce qu’elles sont liées par le même geste répétitif, par la même place laissée au hasard et à la nuance, mais aussi par la même planéité. À partir de 1982-1984, le crin se délie, se fait horizontalité et se détache de la surface du mur. À l’image de ses œuvres sur papier, les sculptures de crin frappent par leur diversité, de couleur, de densité, de rythme. Les nœuds tantôt denses, tantôt lâches, se déploient le long du nylon, dans des compositions qui peuvent atteindre jusqu’à 12 mètres.
