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Marais, Paris

Mika Rottenberg

Mika Rottenberg

Laurent Godin

23 June – 25 September 2016

[Scroll down for French version / Veuillez trouver ci-dessous la version française] We are happy to announce Mika Rottenberg’s fourth exhibition at the gallery since Fried Sweat with Marylin Minter in 2008. This new project falls in with a major solo show curated by Daria de Beauvais at Palais de Tokyo (23/06 – 11/09) at Jean de Loisy’s invitation. If the exhibition at Palais de Tokyo gathers most of Mika Rottenberg’s videos created between 2008 and 2016, Sneeze, Squeeze, Seven, No Nose Knows, Bowles Balls Souls Holes... in a fantastic set, the exhibition at the gallery focuses on her new drawings, a less known aspect of her work but still essential and clearly echoing the main theme explored in her films, the body as a production tool... She also presents a selection of scultpures from the series « Textures » as well as a mechanical installation « Ponytail ». DRAWINGS In Mika Rottenberg's drawings, the artist's body serves as markmaking tool, creating painterly, expressive graphic elements that both anchor and disrupt microcosmic tableaux. Expressive yet systematic, the drawings start with a vocabulary of marks which the artist continually deploys and reworks. These frenetic symbols flirt with legibility and, like worker bees, organize into structures suggestive of factories or Rube Goldberg machines. In an almost biological process, the density of drawing accumulates to a point of fullness, seemingly ingesting and regurgitating itself in each variation. Acid bursts of color and dense, congested elements are balanced by expanses of space and opaque areas that resemble pooled liquids or holes. The visceral handling of graphite, paper, and paint dynamically connects the artist's body and the process of drawing in a process that is both formal and personal. Obliquely exploring themes of the body, labor, and systems of production, Rottenberg's drawings echo the crude yet fantastic construction of her acclaimed video installations, yet refer specifically to drawing and its possibilities. TEXTURES For her past exhibition at Magazin 3 in Stockholm in 2013, Mika Rottenberg created for the first time these sculptures (or should we say paintings ?) that she names textures. Made of cast resin and hand-painted, they seem to have been ripped from the walls of one of her film sets. These sculptures reference an iconic tactility that is key to all her films and installations. PONYTAILS « That’s hyper capitalism. You can rent out your smile ; sell your voice or your kidney. I think this fragmentation is about where our bodies end, and the consequences of our actions. » The walls are alive, crossed through by anatomical fragments which emerge here and there. With Ponytail (Black), a female head of hair spills out from the display, reproducing the movement of a trotting pony’s tail. The pun and the sound effects would give it almost a childlike nature, were it not also run through by a suggestive dimension. Taking a free abstract flourish of hair and harnessing it in dehumanizing way questions ots seductive effect : « I am isolating this very mundane movement and turning it into a very evocative one». Born in 1976 in Buenos Aires, Mike Rottenberg lives and works in New York after being raised in Israël. She graduated in 1998 from Hamidrasha, Bait Berl College of Arts, Israël, in 2000 from the School of Visual Arts, NY and in 2004 from Columbia University, NY. She currently has a solo show at Palais de Tokyo, Paris. In 2015, her video NoNoseKnows was shown by Okwui Enwezor at the 2015 Venice Biennial. She has had important solo exhibitions at Shishang Art Museum, Pekin, China; Jupiter Artland Foundation, Edimbourg, Scotland; Rose Art Museum, Massachusetts, US ; Israël Museum, Jérusalem ; Magasin 3, Stockholm, Sweden ; Nottingham Contemporary, United- Kingdom ; FRAC Languedoc-Roussillon, Montpellier ; Petach Tikva Museum of Art, Israël ; Museum M, Leuven, Belgium ; Tirana Art Center, Albania ; De Appel Art Center, Amsterdam ; Museum of Modern Art, San Francisco ; La Maison Rouge, Paris. She has also exhibited at Whitney Biennial, NY ; Guggenheim, Bilbao, Spain ; Tate Modern, London ; MoMA PS 1, NY. Her work is part of many private and public collection : Astrup Fearnley Museum of Modern Art, Oslo, Norway ; FRAC Languedoc-Roussillon, Nord-Pas-de-Calais, Provence-Alpes-Côte-d’Azur ; Murakami Collection ; Whitney Museum of Art, NY ; Tel-Aviv Museum of Art ; The Solomon R. Guggenheim Foundation, US ; La Maison Rouge, Paris ; MoMA, NY ; Julia Stoschek Foundation, Düsseldorf, Germany ; San Francisco Museum of Modern Art, US. ***** La Galerie Laurent Godin est heureuse d’annoncer une nouvelle exposition de Mika Rottenberg, la quatrième à la galerie depuis Fried Sweat réalisée en 2008 avec Marilyn Minter. Ce nouveau projet s’inscrit en parallèle de l’exposition personnelle majeure que vient d’ouvrir le Palais de Tokyo, (23/06-11/09) à l’invitation de Jean de Loisy et dont le commissariat a été assuré par Daria de Beauvais. Si l’exposition du Palais de Tokyo rassemble l’essentiel des films/dispositifs que Mika Rottenberg à conçu entre 2008 et 2016, Sneeze, Squeeze, Seven, No Nose knows, Bowles Balls Souls Holes... dans une scénographie étonnante où l’espace est comme renversé, l’exposition à la galerie se concentre elle autour d’un ensemble de nouveaux dessins, un aspect moins connu du travail de Rottenberg mais pourtant centrale et formant un écho évident au thème principal exploré par ses films, le corps comme outil de production... Sont également présentées plusieurs sculptures de la série des « Textures », ainsi qu’une installation mécanique. DESSINS Chez Mika Rottenberg, le corps tout entier sert d’instrument de dessin, créant par empreinte des éléments graphiques expressifs et des effets de matière qui fixent et perturbent dans le même temps des scènes microcosmiques. Les dessins bien que très expressifs et dynamiques sont néanmoins réalisés avec méthode. Après l’étape de l’empreinte de corps (doigts, fesses...) s’y superpose un vocabulaire de signes picturaux que l’artiste ne cesse de retravailler et dans lequel elle puise sans fin. Le maniement brut du crayon, du papier et de la peinture réunit le corps de l’artiste et l’acte de dessiner dans une dynamique à la fois esthétique et très personnelle. Ainsi, bien qu’utilisant un médium différent, les dessins de Mika Rottenberg explorent indirectement les thèmes du corps, du travail et des systèmes de production, et constituent un écho évident aux scénographies primitives et pourtant fabuleuses des vidéos et installations qui l’ont rendue célèbre, tout en restant précisément ancrées dans l’art du dessin et de ses possibilités. TEXTURES À l’occasion de son exposition personnelle en 2013 au Magasin 3 à Stockholm, Mika Rottenberg a pour la première fois commencer à concevoir des sortes de sculptures (à moins qu’il ne s’agissent de peintures) qu’elle nomme les « Textures ». Faites de résine-moulée, et peintes à la main, ces objets semblent provenir directement, des décors de ses plateaux de tournage. Comme arraché ou laisser pour compte, posés à même le sol le long d’un mur, les « Textures » agissent comme des références tactiles et visuels emblématiques que l’on retrouve dans tous ses films et installations. PONYTAILS « C’est l’hyper capitalisme. On peut louer son sourire, vendre sa voix ou son rein. Je pense que cette fragmentation nous parle de la fin de nos corps, et des conséquences de nos actions » Les murs sont vivants, traversés par des fragments d’anatomie dépassant ça et là. Une chevelure féminine déborde d’une cimaise en reproduisant le mouvement de la queue d’un cheval au trot. Le jeu de mot et le bruitage lui donneraient presque un caractère enfantin si elle n’était traversée d’une dimension suggestive. Prendre le mouvement libre et abstrait d’une chevelure et l’exploiter d’une manière déshumanisante en questionne le pouvoir de séduction : « J’isole un moment somme toute très quelconque pour en faire un geste évocateur ». Née en 1976 à Buenos Aires, elle vit et travaille à New York après avoir grandi en Israël. Elle est diplômée en 1998 du Hamidrasha, Bait Berl College of Arts, Israël, en 2000 de la School of Visual Arts, NY et en 2004 de Columbia University, NY. Elle présente actuellement son travail dans une exposition qui lui est dédiée personnellement au Palais de Tokyo. En 2015 sa vidéo NoNoseKnows a été montrée à la Biennale de Venise par Okwui Enwezor à l’Arsenal. Elle a eu d’autres exposition personnelles notamment au Shishang Art Museum, Pekin, China ; Jupiter Artland Foundation, Edimbourg, Écosse ; Rose Art Museum, Massachusetts, US ; Israël Museum, Jérusalem ; Magasin 3, Stockholm, Suède ; Nottingham Contemporary, Royaume-Unis ; FRAC Languedoc-Roussillon, Montpellier ; Petach Tikva Museum of Art, Israël ; Museum M, Louvain, Belgique ; Tirana Art Center, Albanie ; De Appel Art Center, Amsterdam ; Museum of Modern Art, San Francisco ; La Maison Rouge, Paris. Elle a également été présentée à la biennale du Whitney, NY ; Guggenheim, Bilbao, Espagne ; Tate Modern, Londres ; MoMA PS 1, NY. Son travail fait partie de nombreuses collections publiques et privées : Astrup Fearnley Museum of Modern Art, Oslo, Norvège ; FRAC Languedoc-Roussillon, Nord-Pas-de-Calais, Provence-Alpes-Côte-d’Azur ; Murakami Collection ; Whitney Museum of Art, NY ; Tel-Aviv Museum of Art ; The Solomon R. Guggenheim Foundation, US ; La Maison Rouge, Paris ; MoMA, NY ; Julia Stoschek Foundation, Düsseldorf, Allemagne ; San Francisco Museum of Modern Art, US.

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Paris, NY

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