Marais, Paris
Group Exhibition
Ultimus Spectaculi
Praz-DelavalladeSoufiane Ababri, Pierre Ardouvin, Carlotta Bailly-Borg, Pauline Bazignan, Matthew Brandt, Micky Clément, Sepand Danesh, Sam Durant, Thomas Fougeirol, Julia Haumont, Dan Levenson, Maude Maris, John Miller, Diogo Pimentão, Golnaz Payani, Mattea Perrotta, Brett Cody Rogers, Amanda Ross-Ho, Analia Saban, Jim Shaw, Sergio Verastegui, Marnie Weber [Scroll down for French version / Veuillez trouver ci-dessous la version française] Praz-Delavallade Paris is pleased to present Ultimus Spectaculi the last exhibition at the gallery. "As we began our preparations for Ultimus Spectaculi, a show that marks the end of more than 30 years in business for Praz-Delavallade Paris and Los Angeles, one thought was going through our minds: "If you shut the door to all errors, truth will be shut out"." —Rabindranàth Tagore We are very happy to be putting on this exhibition that allows us to pay tribute to the artists who have accompanied us over the years. Ultimus Spectaculi bears witness to the people we have met, our joys, our inner fractures and our capacity to reinvent the reality of everyday life. Whether they are happy or tragic, ruptures make up the very pattern of our existence and transform us. The ultimate outcome is when we manage to survive a rupture by calling upon our flexibility and ability to adapt, hoping that joy will be waiting at the end of the journey. But what exactly is a rupture? The term is very different to the idea of "separation" that implies that each part, each individual returns to what it was before. Rupture is the wrenching apart of intertwined identities, a physical and psychological tear. Nobody comes out unscathed. We take these positive or negative experiences on board; they leave their mark on our flesh and continue to influence both our way of thinking and being. In these conditions, is it even possible to move on to something new? Breaking apart implies a flexibility that allows us to survive the deformation our our beings that results from this trauma. However, a rupture does not force us to remain passive. We are not doomed to endure. We can make choices, adapt and learn something about ourselves in the process. Rabindranàth Tagore was pertinent, let's close our doors to mistakes and keep only the best, because leaving doesn't have to be heartbreaking, a rupture is not necessarily heart-rending, it can also be joyous and expected. There are two sides to every coin, one corresponds to collapse and the other to purification and a new start. And this is what our very last exhibition points to as we invite our artists to take part in one final, generous collaboration. Flexibility, adaptation and innovation are the keywords as we look at what awaits each of them. It is up to all of us to learn from this new paradigm and understand that all natural forces conceal or entail unsuspected qualities. Art - the reason that has brought us together since Praz-Delavallade was founded - is more than ever in these troubled times, to quote André Malraux, "the shortest path from one man to another".[1] The ultimate outcome is synonymous with resilience and marks a big step towards eternity. —René-Julien Praz 1 - André Malraux (1901-1976) adventurer, resistant, novelist and politician. ***** «Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors»[1] c’est la réflexion que nous faisons nôtre en abordant la préparation de cette exposition Ultimus Spectaculi parachevant plus de 30 ans d’activité de Praz-Delavallade tant à Paris qu’à Los Angeles. Nous sommes heureux de rendre ainsi hommage aux artistes qui nous ont accompagné au fil de ces longues années. Ultimus Spectaculi est le reflet de nos rencontres, de nos joies, de nos cassures intérieures et de notre force à réinventer le quotidien. Qu’elles soient joyeuses ou tragiques, visibles ou non, les ruptures rythment nos existences et nous transforment. L’ultime c’est traverser la rupture, c’est mobiliser notre plasticité et nous adapter en faisant le pari que la joie est au bout du chemin. Mais qu’est-ce que la rupture ? Le terme se distingue bien de celui de « séparation » qui implique que chacun redevienne la part entière qu’il était avant. La rupture est, quant à elle, une déchirure entre nos identités entremêlées, un arrachement à la fois physique et psychologique. Nous n’en sortons pas tout à fait indemne. Nous incorporons nos expériences, positives ou négatives. Elles marquent notre chair et continuent ainsi d’influer sur nos pensées et nos manières d’être. Dans ces conditions, est-ce seulement possible de passer à autre chose ? Rompre implique une plasticité nous permettant de survivre à la déformation de nos êtres face à la blessure. En revanche la rupture ne nous oblige pas à la passivité, nous ne sommes pas condamnés à subir. Nous sommes en mesure de choisir et de nous y adapter, d’apprendre quelque chose sur nous. Rabindranàth Tagore avait raison, fermons notre porte aux erreurs pour ne conserver que le meilleur car la rupture n’est pas nécessairement déchirante, elle peut aussi être joyeuse et attendue. Une même médaille a deux facettes, d’un côté l’effondrement et de l’autre l’épuration, un nouveau départ. C’est ce que suggère cette ultime exposition en conviant nos artistes à une dernière et généreuse collaboration. Flexibilité, adaptation, innovation sont les maîtres mots, on regarde les parcours à venir de chacun. A nous tous d’apprendre de ce nouveau paradigme que toutes forces naturelles cachent voire impliquent des qualités insoupçonnées. L’Art qui nous a fait nous rencontrer depuis la fondation de Praz-Delavallade se veut plus que jamais en ces temps troublés «le plus court chemin de l’Homme à l’Homme»[2] comme l’écrivait André Malraux, en s’adressant aux sens et au sensible. L’ultime devient résilience et l’empreinte d’un grand pas vers la perpétuité. —René-Julien Praz 1 - Rabindranàth Thakur, dit Tagore poète, romancier, dramaturge et philosophe Prix Nobel de Littérature en 1913 ( 1861 - 1941 ) 2 - André Malraux aventurier, résistant, romancier, homme politique( 1901 - 1976 )
