Marais, Paris
Lise Stoufflet
Le Ciel S'inquiète
Pact[Scroll down for French version / Veuillez trouver ci-dessous la version française] Pact is pleased to present Lise Stoufflet's latest exhibition, Le Ciel S'inquiète. "It was the gazes that first caught my attention in Lise Stoufflet’s recent paintings. Or rather, their absence. Here, faces are obscured by a lock of hair, dazzled by car headlights, or trapped in a black, viscous liquid. All seem hindered, unable to see what lies before them. And when eyes finally do appear, it seems they have been stripped of their ability to see. They are secluded in the palm of a hand, stuck in a pillowcase, or diluted in a glass. Lise Stoufflet offers us no answers either. The artist prefers to confine us to a very narrow perspective. She lets us drift through enclosed spaces where night has already fallen. So, we try to understand. We navigate among threatening natural elements. We can barely be reassured by a color palette that occasionally softens the atmosphere. Without ever referencing current events directly, Lise Stoufflet paints a portrait of our collective unease. She plunges us into a prolonged insomnia and brings to light the dissonance that strikes us today. Compelled to go on with our daily lives while, outside, the storm rages—haven’t we grown used to catastrophe and heaviness? Don’t we prefer to remain blind? Sometimes, only the sky seems troubled." —Camille Bardin ***** "Ce sont les regards qui m’ont d’abord interpellée dans les récentes peintures de Lise Stoufflet. Ou plutôt leur absence. Ici, les visages sont bridés par une mèche de cheveux, éblouis par les phares d’une voiture ou englués dans un liquide noir et visqueux. Tous semblent empêchés, incapables de voir ce qui se tient devant eux. Et lorsqu’enfin apparaissent des yeux, il semblerait qu’on leur a ôté la faculté devoir. Ils sont reclus dans la paume d’une main, coincés dans la taie d’un oreiller ou dilués dans un verre. Pour nous non plus, Lise Stoufflet n’ébauche aucune réponse. L’artiste préfère nous contraindre dans une perspective très courte. Elle nous laisse dériver dans des espaces clos où déjà la nuit est tombée. Alors, on tente de comprendre. On navigue entre les éléments naturels qui menacent. À peine pouvons-nous être rassuré·es par une palette de couleurs qui adoucit ponctuellement l’atmosphère.Sans jamais citer l’actualité, Lise Stoufflet dresse le portrait de nos inquiétudes. Elle nous plonge dans une longue insomnie et porte au jour la dissonance qui aujourd’hui nous frappe. Tenu·es de poursuivre notre quotidien alors que dehors,l’orage gronde ; ne nous sommes-nous pas habitué·es aux catastrophes et à la pesanteur ? Ne préférons-nous pas rester aveugles ? Parfois, seul le ciel semble inquiet." —Camille Bardin
