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Marais, Paris

Nasreddine Bennacer

Epithumia

Afikaris

15 March – 20 April 2025

[Scroll down for French version / Veuillez trouver ci-dessous la version française] "… This leads me to say that one must love the Circus and despise the world. A huge beast, coming from antediluvian times, lands heavily on cities: one enters, and the monster was full of mechanical and cruel wonders: equestriennes, augusts, lions and their tamer, a magician, a juggler, German trapeze artists, a horse that talks and counts, and you.” —Jean Genet, The Tightrope Walker, L’Arbalète, Décines, 1958 For Plato, Epithumia refers to desire, covetousness, or longing. Often associated with concupiscent passions, sensual desires, and carnal appetites, it is seen as a driving force that can steer human actions toward the fulfillment of these desires. Yet, when left unchecked, Epithumia can give rise to excess and destruction, affecting both the self and others. As such, it is a force of desire that can be channeled constructively, while the life and death drives represent the fundamental forces that govern the human psyche, influencing individuals' behaviours and motivations. For Nasreddine Bennacer, the circus is a place where emotions and passions reach their peak. Beneath the big top, performances--whether acrobatic, comedic, or dramatic--hold the power to mesmerize, drawing the audience into a realm of wonder and suspense. The circus is a place where heightened desires and fervent impulses merge into Epithumia. The tamers, jugglers, fire-breathers, and performers push the limits of physical possibility, stirring the senses and igniting the appetite for spectacle. One must recall that in ancient Rome, the games of the circus were not mere entertainment but culminations of violence, where death itself became a spectacle, both awaited and desired by the crowd. How, then, can we grasp the role of destructiveness in creation? What are the mechanisms of sublimation, and how does the death drive play out in the artistic process? With Nasreddine, the artwork becomes a stage--an arena where catastrophe and trauma are enacted. Yet, through the creative act, he tempers their violence, harnessing the transformative power of sublimation. Art, in this sense, stands as both a shield against dissolution and annihilation while transmuted into something enduring, at once conjuring and cathartic. By revealing the interplay of opposing forces within his work, the artist offers an escape from the tyranny of desire and impulse. Epithumia, or the Circus of Emotions. Curated by Pascal Odille ***** "...Cela m’amène à dire qu’il faut aimer le Cirque et mépriser le monde. Une énorme bête, remontée des époques diluviennes, se pose pesamment sur les villes : on entre, et le monstre était plein de merveilles mécaniques et cruelles : des écuyères, des augustes, des lions et leur dompteur, un prestidigitateur, un jongleur, des trapézistes allemands, un cheval qui parle et qui compte, et toi." —Jean Genet - Le Funambule, L’Arbalète, Décines, 1958 L’épithumia ou le cirque des émotions. Épithumia: Convoitise, désir, passion pour ce qui est défendu, luxure. Pour Platon, l’épithumia désigne le désir, la convoitise ou le souhait. Souvent associée aux passions concupiscentes, aux désirs sensuels et aux appétits charnels, elle est considérée comme une force pulsionnelle qui peut orienter les actions humaines vers la satisfaction de ces désirs. Cependant, si l’épithumia n’est pas maîtrisée, elle peut entraîner des comportements excessifs et nuisibles, tant pour soi-même que pour les autres. L’épithumia est donc une force de désir qui peut être canalisée de manière constructive, tandis que les pulsions de vie et de mort représentent les forces fondamentales qui régissent le psychisme humain, influençant les comportements et les motivations des individus. Pour Nasreddine Bennacer, le cirque est le lieu où toutes les émotions et les passions s’intensifient. Les performances sous le chapiteau, qu’elles soient acrobatiques, comiques ou dramatiques, ont le pouvoir de captiver et de transporter le public dans un monde de merveilles et de suspense. Le cirque est le lieu où les désirs et les passions exacerbées se fondent dans l’épithumia. Les dompteurs, jongleurs ou cracheurs de feu et autres divertissements excitent les émotions et les appétits du public en repoussant les limites de ce qui est physiquement possible. Rappelons que les jeux du cirque romain se terminaient fatalement par des mises à mort attendues et désirées par le public. Comment comprendre l’enjeu de la destructivité dans la création ? Quels sont les processus de sublimation et les jeux de la pulsion de mort dans le processus créatif ? Avec Nasreddine, les œuvres deviennent des lieux de diverses mises en scène d’un instant catastrophique, traumatique dont il tente d’atténuer la violence par tout le travail de sublimation inscrit dans le geste créatif. L’invention artistique se dressant alors comme un rempart aux processus de déliaison et de néantisation tout en les matérialisant conjointement pour en faire une oeuvre permanente, à la fois conjuratoire et cathartique. L’artiste, en nous faisant percevoir à travers ses œuvres le dépassement des forces contradictoires, nous délivre ainsi de la tyrannie des désirs et des pulsions. L’épithumia, ou le cirque des émotions.

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7 rue Notre Dame de Nazareth

Paris, NY

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