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Marais, Paris

Lari Pittman

Dioramas

Lévy Gorvy

19 May – 1 August 2021

[Scroll down for French version / Veuillez trouver ci-dessous la version française] Lévy Gorvy is pleased to present the first Paris solo exhibition for acclaimed Los Angeles-based artist Lari Pittman. Lari Pittman: Dioramas debuts a suite of new paintings that reflect on the continued political and personal resonance of the past. Through a group of large-scale canvases to more intimate works, Pittman draws on the rich history of the decorative arts, yielding optically dazzling compositions of interlocking forms and motifs that are dense with pictorial references and symbolism. The larger body of works in the exhibition explore the linked histories of France and the United States, taking as its central subject a 19th-century parure: an ensemble of jewels meant to be worn together. Rendered in brilliant colors over darker grounds, turquoise and coral items of jewelry are framed by rope garlands and beset by creatures—caterpillars, moths, flies, rats, and ravens—that recall the iconography of Baroque still lifes. Similarly, a group of smaller canvases depict elaborately embellished gourds alongside totemistic animal presences. Pittman’s compositions thus resonate with the vanitas tradition, in which opulent symbols of wealth and beauty are represented alongside animals that devour and destroy, in allegories of the fleeting nature of life and its material seductions. The ornate surfaces of the works in Dioramas are unified by Pittman’s imposition of painted rectilinear bars on the lower half of each painting, emphasizing their flatness and creating a visual and conceptual barrier between the canvases and the viewer’s space. With these railings, Pittman conspicuously invokes the titular notion of a diorama—a conceit long used by museums to display historical artifacts in vignettes that suggest preconceived narratives. Like the tableaux of such dioramas, Pittman’s paintings establish a formal relationship with the viewer, arranging and reconstituting historical allusions and fragments for the present day. The jewelry, for example, is inscribed with dates of important milestones in the national histories of the United States and France: 1776, 1789, 1863, 1871, and 1944. These years mark the Declaration of Independence, the French Revolution, the Emancipation Proclamation, the Paris Commune, and the Liberation of Paris—moments of both violence and liberation. Eschewing literal illustration of these landmark political events in favor of decorative analogs comprised of gorgeous fragments, Pittman’s dioramas operate as contemporary history paintings, reflecting on the opulence and traumas of the past in order to invite contemplation on the complex opportunities and risks of the present day. Pittman emerged as an artist while attending the California Institute of the Arts (CalArts) in the mid-1970s. Deciding to be a painter instead of following the conceptual direction then predominant in Southern California, he found his intellectual grounding through the Feminist Art Program at CalArts, mentored by such prominent figures as art historian Arlene Raven and artists Vija Celmins, Elizabeth Murray, and Miriam Schapiro. Facing prejudice as a gay man with Latin American ancestry, Pittman has built an artistic practice informed by feminist concerns with gender and identity, and sustained by an interest in marginalized decorative arts traditions. The artist has asserted these influences within his work, and they course through his art with tremendous intensity, expressed in a bravura approach to color, form, meaning, and references from the quotidian to the outré. As critic David Pagel has observed, “Pittman's operatic pictures propose that the world's complexity does not override passion, sincerity, and individuality.” Based in Los Angeles, Lari Pittman (born 1952) serves as Distinguished Professor Emeritus of Painting and Drawing at University of California Los Angeles. His work has been featured in the Whitney Biennial (1987, 1993, 1995, 1997); Documenta (1997), and the Venice Biennale (2003). A mid-career survey of Pittman’s art was organized in 1996 by the Los Angeles County Museum of Art and traveled to the Contemporary Arts Museum Houston and the Corcoran Gallery of Art, Washington D.C. In 2019, the Hammer Museum in Los Angeles presented a retrospective of his work. Art by Pittman is in the collections of major public institutions, including the Art Institute of Chicago; Astrup Fearnley Museet, Oslo; The Broad, Los Angeles; Hammer Museum, Los Angeles; Los Angeles County Museum of Art; Museum of Contemporary Art, Los Angeles; Museum of Modern Art, New York; National Gallery of Art, Washington, DC; Sammlung Goetz, Munich; and Whitney Museum of American Art, New York. ***** Lévy Gorvy a le plaisir d'annoncer la première exposition parisienne solo du célèbre artiste Lari Pittman basé à Los Angeles. À partir du 19 mai, Lari Pittman: Dioramas présentera plusieurs de ses nouvelles peintures incarnant le flux ininterrompu de ses réflexions politiques et personnelles du passé. A travers un ensemble d'œuvres allant des toiles grand format aux travaux plus intimes, Pittman puise dans la riche histoire des arts décoratifs, créant des imbrications de formes et de motifs éclatants, gorgés de références et de symboles picturaux. Parmi les œuvres exposées, un corpus plus large explore les évènements historiques partagés par la France et les États-Unis, avec pour pierre angulaire une parure du 19ème siècle : un ensemble de bijoux créés pour être portés ensemble. Ces bijoux turquoise et corail, aux couleurs vives sur fond de motifs plus sombres, sont bordés de guirlandes de corde et assaillis par des créatures - chenilles, papillons de nuit, mouches, rats et corbeaux - rappelant l’iconographie des natures mortes baroques. De même, un ensemble de toiles plus petites dépeignent des gourdes richement ornées, et côtoyant des animaux-totems. Ainsi, les compositions de Pittman résonnent avec la tradition des vanités, où d'opulents symboles de richesse et de beauté figurent à côté d'animaux dévorateurs et destructeurs, dans des allégories sur la nature éphémère de la vie et ses attraits matériels. Dans Dioramas, les surfaces ornées des œuvres s'unifient à travers l'imposition, par Pittman, de barres rectilignes représentées sur la moitié inférieure de chaque peinture. Ces barres soulignent la planéité des œuvres, et créent une barrière visuelle et conceptuelle entre les toiles et l'espace dédié aux spectateurs. Avec ces barres, Pittman invoque ostensiblement la fonction dignitaire du diorama - un concept utilisé de longue date par les musées pour montrer des objets historiques dans des mises en scène prédéfinies. En tant que tableaux de ces dioramas, les peintures de Pittman nouent un lien formel avec le spectateur, en prenant des allusions à l'Histoire et des fragments de celle-ci, pour les reconstituer en les adaptant au présent. Par exemple, les bijoux sont marqués de dates essentielles dans l'histoire de France et des États-Unis : 1776, 1789, 1863, 1871, et 1944. Ces années marquent la Déclaration d'indépendance, la Révolution française, la Proclamation d'émancipation, la Commune de Paris, et la Libération de Paris - des moments autant marqués de violence que de libération. Évitant l'Illustration littérale de ces événements politiques décisifs au profit de métaphores décoratives incluant de somptueux fragments, les dioramas de Pittman dépeignent une histoire contemporaine reflétant l'opulence et les traumas du passé, en nous invitant à réfléchir aux opportunités et aux risques complexes du monde actuel. Pittman s'est révélé artiste lorsqu'il fréquentait le California Institute of the Arts (CalArts) au milieu des années 70. Choisissant d'être peintre plutôt que de suivre la vague conceptuelle alors prédominante en Californie du Sud, il puise son inspiration intellectuelle dans le Programme d'Art Féministe dispensé par CalArts, sous la houlette de personnalités remarquables comme l'historienne de l'art Arlene Raven et les artistes Vija Celmins, Elizabeth Murray, et Miriam Schapiro. Confronté aux préjugés en tant qu'homosexuel d'origine latino-américaine, Pittman se construit une pratique artistique qu'il nourrit des préoccupations féministes sur le genre et l'identité, et qu'il alimente par son goût pour les traditions des arts décoratifs marginalisés. L'artiste affirme clairement ces influences dans son travail. Elles traversent son art avec une éblouissante intensité, et s'y expriment par une brillante approche de la couleur, de la forme, du sens, et des métaphores allant de la banalité du quotidien à l'indignation. Comme l'a observé le critique David Pagel, "Les images lyriques de Pittman proposent que la complexité du monde ne l'emporte pas sur la passion, la sincérité et l'Individualité". Basé à Los Angeles, Lari Pittman (né en 1952) est Professeur émérite de peinture et de dessin à l'Université de Californie, Los Angeles. Son travail sera exposé à la Biennale du Whitney Museum (1987, 1993, 1995, 1997); à Documenta (1997), et à la Biennale de Venise. En 1996, le Los Angeles County Museum of Art organise une rétrospective de mi-carrière sur l'art de Pittman. Celle-ci voyagera ensuite au Musée d'Art contemporain de Houston, et à la Corcoran Gallery of Art à Washington D.C. En 2019, le Hammer Museum de Los Angeles présente à son tour une rétrospective de son œuvre. L'Art de Pittman figure dans les collections de grandes institutions publiques, dont l'Art Institute de Chicago, l'Astrup Fearnley Museet d'Oslo, le Broad Museum de Los Angeles, le Hammer Museum de Los Angeles, le Los Angeles County Museum of Art, le Musée d'Art contemporain de Los Angeles, le Musée d'Art moderne de New York, la National Gallery of Art de Washington DC, le Sammlung Goetz de Munich, et le Whitney Museum of American Art de New York.

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4 passage Ste Avoye, enter via 8 rue Rambuteau

Paris, NY

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