Atul Dodiya — I Know You. I Do. O’ Stranger

Marais, Paris

Atul Dodiya

I Know You. I Do. O’ Stranger

Templon

2 March – 28 April 2024

[Scroll down for French version / Veuillez trouver ci-dessous la version française] Painter Atul Dodiya, regarded as one of the greatest Indian artists of his generation, is showing in Paris a new series of canvases inspired by Bollywood classics. In the early 1990s, while studying at the famous Sir J.J. School of Art in Mumbai, Atul Dodiya spent a year at the Paris École des Beaux Arts. The experience proved decisive in the career of an artist who has been building bridges between the history of Indian and Western art ever since. Passionate about literature and film, he uses a unique language, fluctuating between the figurative and the abstract, where he incorporates references to popular culture, poetry and modern art masters, from Matisse to Motherwell, Picabia to Mondrian. Atul Dodiya possesses an astonishing capacity to reinvent himself and his style, equally happy to draw on photorealism or symbolism. He paints on metal roller shutters, creates photographic assemblages and devises largescale installations combining object and painting. Embedded in his works is a reflection on the history of India and emergence of new political aspirations. The exhibition’s entry point is the Mumbai movie world of the 1960s that marked the artist’s childhood. The title “I know you. I do. O’ stranger” is inspired by the film Charulata (1964) by Satyajit Ray. The deceptively ordinary chosen scenes are the fruit of complex compositions where the actor’s fame takes a back seat to anonymity. “A recurring theme in my cinematographic stories,” explains the artist, “the characters encounter each other just like strangers.” Liberated from all narrative context, their mysterious beauty is revealed, leaving the viewer free to interpret their meaning. In the manner of a filmmaker, Atul Dodiya directs our gaze through space, from one canvas to the next. Certain fragments of a roll of film seemingly pay tribute to the technical feats of cinema. Others highlight the emergence of a new consumer society, with hand-crafted movie sets becoming, in the artist’s hands, some sophisticated furnishings and interiors. The outward appearance of an economy of means conceals a demanding and meticulous painting technique. Atul Dodiya transforms freeze frame photographs in a preliminary monochrome print. Projected onto the canvas, he goes over the scene in black and white until chiaroscuro transcends movement. He completes the image’s metamorphosis by covering it in translucent oil paint, swapping the vibrant palette favoured by Bollywood films for a pastel, almost ephemeral, colour range. This transformation of the image as it is filmed, photographed, illuminated and colourised becomes a metaphor for the impact of modernity and globalisation on perception and traditions. “In this very personal selection of moments frozen in time,” he continues, “the unreal becomes a new story, another truth.” Atul Dodiya was born in 1959 in Mumbai where he lives and works. His work features in the collections of a host of international museums, including the Mnam-Centre Pompidou in Paris, Tate Modern in London and Philadelphia Museum of Art. He has taken part in most major exhibitions of Indian art held in the USA, Europe and Asia over the last twenty years: Atul Dodiya, Detroit Institute of Arts Museum, Detroit, USA (2020), After Midnight: Indian Modernism to Contemporary India at Queens Museum in New York (2015), India: Art Now at the ARKEN Museum of Modern Art in Denmark (2012), La Route de la soie at Tri Postal in Lille and Paris Delhi Bombay at the Centre Pompidou (2011), Inside India at Palazzo Saluzzo Paesana Turin and The Empire Strikes Back at the Saatchi Gallery in London (2010), and Indian Summer at the École des Beaux Arts in Paris (2000). He also participated in Documenta 12 in Kassel (curated by Roger Buergel) in 2007, the Gwangju Biennale (curated by Okwui Enwezor) in 2008, Moscow Biennale (curated by Jean-Hubert Martin) in 2009, Kochi-Muziris Biennale in 2012, and 7th Asia Pacific Triennial of Contemporary Art (APT7) in Brisbane in 2012. In 2013, the National Gallery of Modern Art in New Delhi organised the first retrospective of his work in India (curated by Ranjit Hoskote). In 2014, Bhau Daji Lad in Mumbai paid tribute to his work with a major exhibition: 7000 Museums. In 2019, he was among the artists showcased at India’s Venice Biennale participation, with a largescale installation dedicated to Gandhi. This is the fourth exhibition of Atul Dodiya’s work at Galerie Templon. ***** Considéré comme un des plus grands artistes indiens de sa génération, le peintre Atul Dodiya présente à Paris une nouvelle série de toiles inspirées par les classiques de Bollywood. A l’orée des années 90, formé à la célèbre école Sir J.J. School of Art de Mumbai, Atul Dodiya est envoyé pendant un an à l’école des Beaux-Arts de Paris. Ce séjour se révèlera déterminant pour l’artiste qui depuis près de trente ans tisse des liens entre art indien et occidental. Passionné de littérature et de cinéma, il déploie un langage unique, tantôt figuratif, tantôt plus abstrait, où il incorpore références à la culture populaire, à la poésie, ou aux grands maîtres de l’art moderne – de Matisse à Motherwell en passant par Picabia ou Mondrian. Doué d’une étonnante capacité à se réinventer, son style s’empare indifféremment d’une peinture photo-réaliste ou plutôt symbolique. Il déploie sa peinture sur des rideaux de fer mécaniques, crée des assemblages photographiques ou invente de larges installations mêlant objet et peinture. En filigrane, ses œuvres témoignent d’une réflexion sur l’histoire de l’Inde et l’émergence de nouvelles aspirations politiques. L’exposition prend ainsi pour point de départ le cinéma de Bombay des années 1960, celui qui a marqué l’enfance de l’artiste. Le titre « I know you. I do. O’ stranger » est notamment inspiré du film Charulata (1964) de Satyajit Ray. Les scènes choisies, faussement anodines, sont le fruit d’une composition complexe dans laquelle la célébrité de l’acteur s’éclipse au profit de l’anonymat. « Un thème récurrent dans mes récits cinématographiques » explique l’artiste, « les personnages se rencontrent souvent comme des étrangers. » Hors de tout contexte narratif, leur beauté mystérieuse se révèle, laissant le spectateur libre d’en interpréter la signification. A la manière d’un cinéaste, d’une toile à l’autre, Atul Dodiya promène notre regard à travers l’espace. Si certains fragments de pellicule semblent rendre hommage aux prouesses techniques du cinéma, d’autres mettent en évidence, à travers un univers recréé de toutes pièces, l’émergence d’une nouvelle société de consommation, avec ses meubles et ses décors sophistiqués. Derrière une apparente économie de moyens se cache une technique de peinture exigeante et minutieuse. Dans un premier temps, Atul Dodiya transforme des photographies d’arrêts sur image en une première impression monochrome. Projetée sur toile, la scène voit ses contours repassés en noir et blanc avant que le clair-obscur ne vienne transcender le mouvement. Il achève la métamorphose de l’image en la couvrant d’une peinture à l’huile translucide, troquant ainsi la palette chatoyante du cinéma bollywoodien pour une chromie pastel, presque évanescente. Cette mue de l’image filmée, photographiée, illuminée, colorisée, devient une métaphore de l’impact de la modernité et de la globalisation sur le regard et les traditions. « Dans cette sélection toute personnelle de moments cristallisés » poursuit-il « l’irréel devient une nouvelle histoire, une autre vérité. » Né en 1959, Atul Dodiya vit et travaille à Mumbai. Il est représenté dans les collections de nombreuses institutions internationales, dont celle du Mnam-Centre Pompidou, de la Tate Modern à Londres, du Philadelphia Museum of Art. Il a pris part à la plupart des grandes expositions sur l’art indien organisées aux États-Unis, en Europe et en Asie ces vingt dernières années : Atul Dodiya, Detroit Institute of Arts Museum, Detroit, USA (2020), After Midnight : Indian Modernism to Contemporary India au Queens Museum de New York (2015), India: Art Now au musée d’ARKEN au Danemark (2012), La Route de la soie au Tri Postal à Lille et Paris Delhi Bombay au Centre Pompidou (2011), Inside India au Palazzo Saluzzo Paesana Turin et The Empire Strikes Back à la Saatchi Gallery de Londres (2010), Indian Summer à l’École des Beaux Arts, Paris (2000). Il a également a participé à la Documenta 12 de Kassel en 2007 (commissaire Roger Buergel), à la Biennale de Gwangju (commissaire Okwui Enwezor) en 2008, à la Biennale de Moscou (commissaire Jean-Hubert Martin) en 2009, à la Biennale de Kochi en 2012 à la 7ème Asia Pacific Triennal of Contemporary Art (APT7) à Brisbane en 2012. En 2013, la National Gallery of Modern Art de New Delhi a organisé la première grande rétrospective de son travail en Inde (commissaire Ranjit Hoskote). En 2014, c’est le Bhau Daji Lad de Mumbai qui lui consacre une grande exposition : 7000 Museums. En 2019, lors de la participation de l’Inde à la Biennale de Venise, il est mis à l’honneur avec une grande installation autour de la figure de Gandhi. Il s’agit de la 4ème exposition d’Atul Dodiya à la galerie Templon.

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30 rue Beaubourg

Paris, NY

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