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Matignon, Paris

Slimen Elkamel

Ligne(s) de Vie

Mariane Ibrahim

5 September – 12 October 2025

[Scroll down for French version / Veuillez trouver ci-dessous la version française] Mariane Ibrahim is pleased to present Ligne(s) de Vie, a solo exhibition by Slimen Elkamel, whose figures drift through weightless, theatrical spaces, liberated from realism and gravity. Working on black-primed canvases, Elkamel builds his images through thousands of tiny acrylic dots, as if opening the jaws of a monstrous creature made of darkness and liberating the devoured lights from its interior, returning them to the world, alive and undulating. The analogy is not so much that of the artist as a hero, but rather that of the artist as a storyteller, gently weaving a narrative that allows us, by observing it, to become co-authors. Rooted in the oral traditions of rural Tunisia and inspired by his daily writing practice, Elkamel treats storytelling as a plastic, flexible material--transforming with each retelling, becoming more intense, moving, or joyful depending on the moment. Like tales that are never told the same way twice, his paintings are open narratives that vibrate between memory, emotion, and color. Formally, the artist navigates a semi-abstract, perspective-free space that is both narrative and self-referential, creating autonomous universes that recall the visionary fantasies of Henry Darger as much as the mosaics of ancient Mediterranean civilizations. His layered pictorial structures evoke works from the Italian Primitives, where narrative planes stack around mountains, forests, and skies. Elkamel's visual language, steeped in magical realism and ecological sensitivity, offers a sensuous meditation on transformation, memory, and renewal through a proximity with the natural world. His technique resonates with the history of mechanical image-making, where color emerges from the strict arrangement of microscopic dots into orderly grids. Elkamel disrupts this logic: his points break free from alignment, refusing to coalesce into a single image. This refusal becomes a gesture of resistance, inviting us to step away from the regimented, pixelated world of mass reproduction and toward a more tactile, analog realm: one that feels alive, pulsing, and imperfect, like the rhythm of nature itself. In Ligne(s) de Vie, Elkamel invites us to slow down and reorient our senses toward intuition, imagination, and attentive seeing. His work reminds us that rest, like reverie, is generative; through the act of dreaming with the land, we may begin to rediscover other ways of being, becoming, and belonging. —Marisol Rodriguez ***** Mariane Ibrahim a le plaisir de présenter Ligne(s) de Vie, une exposition personnelle de Slimen Elkamel, dont les figures dérivent à travers des espaces théâtraux et sans pesanteur, affranchies du réalisme et de la gravité. Peignant sur des toiles apprêtées en noir, Elkamel fait surgir ses images par des milliers de points d’acrylique, tel un alchimiste ouvrant les mâchoires d’une bête sombre pour en extraire la lumière engloutie - une lumière qu’il restitue au monde, effervescente. Ancré dans les traditions orales de la Tunisie rurale et nourri par une pratique quotidienne de l’écriture, Elkamel considère le récit comme une matière plastique, souple, qui se transforme à chaque nouvelle version, devenant tour à tour plus intense, émouvante ou joyeuse selon l’instant. À l’image des contes qui ne se disent jamais deux fois de la même façon, ses peintures sont des narrations ouvertes qui vibrent entre mémoire, émotion et couleur. Sur le plan formel, l’artiste évolue dans un espace semi-abstrait, sans perspective, à la fois narratif et autoréférentiel, créant des univers autonomes qui évoquent autant les fictions visionnaires d’Henry Darger que les mosaïques des civilisations méditerranéennes anciennes. Sa construction picturale en strates fait écho à celle des Primitifs italiens, où les plans narratifs s’empilent autour de montagnes, de forêts et de cieux. Le langage visuel d’Elkamel, imprégné de réalisme magique et d’une sensibilité écologique, offre une méditation sensuelle sur la transformation, la mémoire et le renouveau, dans une proximité retrouvée avec le monde naturel. Sa technique résonne avec l’histoire de la fabrication mécanique de l’image, où la couleur naît de l’assemblage rigoureux de points microscopiques dans des grilles ordonnées. Mais Elkamel dérègle cette logique : ses points se libèrent de l’alignement, refusant de se fondre en une seule image. Ce refus devient un geste de résistance, une invitation à s’éloigner du monde pixelisé et normatif de la reproduction de masse pour rejoindre un espace plus tactile, analogique — un monde vibrant, imparfait, à l’image du rythme de la nature. Dans Ligne(s) de Vie, Elkamel nous invite à ralentir, à réorienter nos sens vers l’intuition, l’imagination et le regard attentif. Son œuvre nous rappelle que le repos, tout comme la rêverie, est génératif ; et qu’en rêvant avec la terre, nous pourrions commencer à redécouvrir d’autres façons d’être, de devenir et d’appartenir. —Marisol Rodriguez

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18 av Matignon

Paris, NY

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