Marais, Paris
Terence Gower
Three Installations
Andréhn-Schiptjenko[Scroll down for French version / Veuillez trouver ci-dessous la version française] Andréhn-Schiptjenko is pleased to present Terence Gower’s first solo-exhibition at the gallery. Terence Gower (b 1965) is a Canadian artist working in New York, Mexico City, and France. Gower works in many media including video, sculpture, drawing, installation, sound, and full-scale architectural constructions. Working on a number of bodies of work concurrently, each in research and production for several years, even decades, his installations are often reconfigured each time they are exhibited. As a result of his research, Gower often appropriates period photography, narrative and documentary film, archival material, and historical artifacts. Interested in how abstract forms represent abstract ideas, including ideological concepts, much of his work is spent studying and collecting forms, mostly from the realms of architecture and art. This exhibition brings together three projects that each demonstrate a different process of form generation, in several different media, including sculpture, drawing, printmaking, and installation. Human Industry (Escalator), 2025 is a suite of sculptures and works on paper based on the truncated form of a common escalator, an artefact of public and commercial sites that feature dense collections of humans on the move, such as train stations and shopping centres. The series emerged from observations during a day hike in Lower Austria in the summer of 2023, related in a short narrative that is shown adjacent to the works in the installation. “Near the end of the hike I passed a small warehouse surrounded by a scrub-filled yard. At the end of this yard the colossal hulk of a stainless steel escalator lay abandoned among the wild grasses, like a beached whale. This stark signifier of our human habitat was like the grand finale at the end of the day, and the powerful form soon found its way into this series of sculptures and drawings rendered in materials that relate back to the objects and their context.” Gruen in Tehran (2018 – ongoing) is a wall painting and print series that employs woodblock, aquatint, silkscreen, letterpress, and digital techniques. The project is based on research in the Victor Gruen papers at the Library of Congress (Washington, DC), and tells the story of Gruen’s invitation by the Shah of Iran to conceive a new urbanism scheme for Iran’s capital in the early 1960s. Gruen’s professional history—from Austrian Jewish exiled shop designer in 1930s New York, to his invention of the shopping centre typology in 1950s California, to global city planner in the 1960s—is detailed in a short, historical essay than runs through the twelve prints in the series. The work foregrounds the performative mark-making of Gruen the 1960s urbanist, who drew his schemes onto aerial photographs, resulting in geometrical compositions that were designed to actually shape the way we urban dwellers live in the cities we inhabit. These compelling geometric forms, interlacing in the wall mural like a complex Islamic ceramic composition, are all rendered using inks and paints that contain pigments sourced at the Tehran Bazaar. Free Association (2010 – ongoing) presents the viewer with a cloud of suspended, fragmentary shapes, laser-cut from 6 mm aluminum and coated with a variety of coloured enamels. This work is based on the eponymous psychoanalytic technique, in which phrases, images, and memories are excavated from a patient’s unconscious. The shapes that make up the sculpture were likewise drawn from Gower’s unconscious, seemingly randomly, using automatic drawing, and those pen-and-gouache drawings were then used as templates for the mobile’s suspended forms. ***** C'est avec grand plaisir que nous annonçons la première exposition personnelle de Terence Gower à la galerie. Le vernissage aura lieu le samedi 1er février 2025 de 16h à 20h. Terence Gower (né en 1965) est un artiste canadien qui travaille en France, à New York, et à Mexico. Il utilise de nombreux médias, notamment la vidéo, la sculpture, le dessin, l'installation, le son et les constructions architecturales à grande échelle. Travaillant simultanément sur plusieurs corpus d'œuvres, chacune étant en recherche et en production depuis plusieurs années, voire plusieurs décennies, ses installations sont souvent reconfigurées chaque fois qu'elles sont exposées. Dans le cadre de ses recherches, Gower s'approprie souvent des photographies d'époque, des films de fiction et documentaires, des documents d'archives et des artefacts historiques. Intéressé par la manière dont les formes abstraites représentent des idées abstraites, y compris des concepts idéologiques, il consacre une grande partie de son travail à l'étude et à la collecte de formes, principalement dans les domaines de l'architecture et de l'art. Cette exposition rassemble trois projets qui démontrent chacun un processus différent de génération de formes, dans plusieurs médias différents, y compris la sculpture, le dessin, la gravure et l’installation. Human Industry (Escalator), 2025 est une suite de sculptures et d'œuvres sur papier basées sur la forme tronquée d'un simple escalator, un artefact commun dans des sites publics et commerciaux qui regroupent des collections denses d'humains en mouvement, tels que les gares et les centres commerciaux. La série est née d'observations faites au cours d'une randonnée d'une journée en Basse-Autriche pendant l'été 2023, relatées dans un court récit qui est présenté à côté des œuvres dans l’installation. « Vers la fin de la randonnée, je suis passé devant un petit entrepôt entouré d'une cour remplie de broussailles. Au bout de cette cour, la carcasse colossale d'un escalator en acier inoxydable était abandonnée parmi les herbes sauvages, comme une baleine échouée. Cet exemple frappant de notre habitat humain était comme le grand final de cette journée. Cette forme puissante a rapidement trouvé sa place dans cette série de sculptures et de dessins réalisés dans des matériaux qui renvoient directement aux objets et à leur contexte. » Gruen in Tehran (2018 - en cours) est une peinture murale monumentale accompagnée d’une série de douze gravures qui emploient la xylographie, l'aquatinte, la sérigraphie, la typographie et des techniques numériques. Le projet est basé sur des recherches dans les archives de Victor Gruen à la Bibliothèque du Congrès (Washington, DC), et raconte l'histoire de l'invitation de Gruen par le Shah d'Iran à concevoir un nouveau plan d'urbanisme pour la capitale iranienne au début des années 1960. L'histoire professionnelle de Gruen - de l'exilé juif autrichien concepteur de magasins dans le New York des années 1930, à son invention de la typologie des centres commerciaux dans la Californie des années 1950, en passant par l'urbaniste mondialement reconnu des années 1960 - est détaillée dans un court essai historique qui accompagne les douze estampes de la série. L'œuvre met en avant le marquage performatif de Gruen l'urbaniste, qui dessinait ses plans sur des photographies aériennes, créant ainsi des compositions géométriques conçues pour façonner la manière dont nous, citadins, vivons dans les villes que nous habitons. Ces formes géométriques fascinantes, qui s'entrelacent dans la peinture murale comme une composition complexe de céramique islamique, sont toutes réalisées à l'aide d'encres et de peintures contenant des pigments achetés au bazar de Téhéran. Free Association (2010 - en cours) offre au spectateur un nuage de formes fragmentaires suspendues, découpées au laser dans de l'aluminium de 6 mm et recouvertes d'une variété d'émaux colorés. Cette œuvre s'inspire de la technique psychanalytique éponyme, qui consiste à extraire des phrases, des images et des souvenirs de l'inconscient du patient. Les formes qui composent la sculpture ont également été tirées de l'inconscient de l’artiste, apparemment au hasard, à l'aide du dessin automatique, et ces dessins à la plume et à la gouache ont ensuite été utilisés comme des croquis pour les formes suspendues du mobile.
