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Marais, Paris

Albert Oehlen

Endless Summer

Max Hetzler

20 October – 21 December 2025

[Scroll down for French version / Veuillez trouver ci-dessous la version française] Galerie Max Hetzler, Paris, is pleased to present Endless Summer, a solo exhibition of new and recent paintings by Albert Oehlen. Taking the theme of the bather as a point of departure, Oehlen’s paintings shift, in characteristic style, between ostensible figuration and intangible abstraction. In this body of richly painted canvases, Oehlen presents numerous iterations of a dark-haired female nude. She is, at times, portrayed against a searing sky-blue backdrop. At others, sparse areas of canvas are left intentionally blank, or else are filled with a myriad of colours, textures and forms. Drawing on the prominence of the bather as a muse throughout the canon of art history, this recurring motif simultaneously alludes to a small painting by John Graham (1886–1961) which has occupied the artist’s imagination – almost to the point of obsession – for more than three decades. Titled Tramonto Spaventoso (Terrifying Sunset), 1940–1949, the painting presents a curious ensemble of characters and forms, most notably including a bespectacled self-portrait of Graham with a curling, Dalí-esque moustache, and a dark-haired mermaid in profile view, whose fluid figure forms the basis of Oehlen’s current cycle of paintings. Oehlen first discovered Graham’s painting in the 1990s, as a small illustration in a book by Dore Ashton on the New York School. ‘It was reproduced in black and white and it fascinated me immediately,’ Oehlen recalls. ‘I didn’t understand it at all. I found it ugly and at the same time a vehicle for endless interpretation.’[1] It has since acted as an infinite catalyst for Oehlen’s cyclical series of ‘John Graham Remixes’, which he first began in 1997. Presenting variations on a theme in the current paintings, Oehlen’s bather motif slips from recognisable form into ‘anamorphic chaos’, to borrow a term earlier coined by Rudolf Schmitz.[2] In a number of compositions, the tussled black hair and profile view of Oehlen’s nude is clearly identifiable. In others, her form unravels into a series of abstract mark-making, heavy brushstrokes and rivulets of spooling colour. A phallic, shape-shifting object – reminiscent of the iconography of one of Oehlen’s great artistic influences, Salvador Dalí (1904–1989) – emerges from some of the canvases, whilst others hint at the moustached-face appropriated from Graham’s self-portrait. The curator Veit Loers previously referred to this figure as ‘the well-known Oehlen Man’, precursing the artist’s recent ‘Ömega Man’ series (2021–2024).[3]These slippages are reflected in the medium itself: all painted in oil on canvas, at times with the addition of acrylic, lacquer, enamel and spray-paint, the works have a distinctive watercolour quality, as colours bleed and pool into one another. Looking not just outward but in, the referential layering at play in these works extends to the artist himself. Sprawling, geometric lines recall Oehlen’s seminal ‘Baumbilder’ (Tree Paintings), a motif he has returned to since the 1980s. In other works, the composition is organised according to a grid-like structure, echoing the paintings in Oehlen’s recent exhibition from 2024, ‘Schweinekubismus’ (Pig Cubism), at Galerie Max Hetzler, Berlin. This spliced fragmentation of the pictorial surface becomes a self-reflexive representation of Oehlen’s artistic process, in which ideas are unravelled, distorted and remade anew. Working according to the notion of ‘remixing’ in music, Oehlen demonstrates his unbridled ability to find difference in repetition. Traversing art history and personal history, his medley of motifs and half-formed references at once convey a sense of everything and nothing. Through this quintessential evasion of meaning, Oehlen continues to reinvent the medium of painting in new and endless ways. Endless Summer is presented in the Paris galleries of Galerie Max Hetzler and Gagosian, and is accompanied by a copublished catalogue featuring an essay by Jean-Pierre Criqui and an interview with Max Dax about Albert Oehlen’s filmmaking. Albert Oehlen (b. 1954, Krefeld), lives and works in Switzerland. He has been exhibiting regularly at Galerie Max Hetzler since 1981. Oehlen’s work is in the public collections of institutions including The Broad, Los Angeles; Centre Pompidou, Paris; The Cleveland Museum of Art; Fondation Louis Vuitton, Paris; Institut Valencià d’Art Modern; Los Angeles County Museum of Art; Mudam, Luxembourg; Musée d’Art Moderne et Contemporain Strasbourg; Musée d’Art Moderne de Paris; Museum Brandhorst, Munich; Museum of Contemporary Art, Chicago; Museum Ludwig, Cologne; The Museum of Modern Art, New York; Museum für Moderne Kunst, Frankfurt am Main; Staatliche Kunstsammlungen Dresden; and Tate, London, among others. 1 - A. Oehlen, in Albert Oehlen, Cologne: Taschen, 2017, p. 230. 2 - R. Schmitz, ‘No Fooling, All Painting’, in Der Ritt der Sieben Nutten. Das war mein Jahrhundert, exh. cat., Städisches Museum Abteiberg Mönchengladbach; Cologne: Walther König, 2000, p. 61. 3 - V. Loers, in ibid., p. 7. ***** Galerie Max Hetzler, Paris, est heureuse de présenter Endless Summer, une exposition personnelle de peintures récentes et inédites d’Albert Oehlen. Prenant pour point de départ la figure de la baigneuse, Oehlen fait osciller ses œuvres entre figuration apparente et abstraction insaisissable, dans un style caractéristique. Dans cette série de toiles richement peintes, l’artiste décline à l’envi la figure d’une femme nue aux cheveux noirs. Parfois représentée sur un fond bleu azur, elle apparaît également sur une toile vierge ou, au contraire, ornée d’une myriade de couleurs, de textures et de formes. S’appuyant sur la figure récurrente de la baigneuse dans l’histoire de l’art occidental, Oehlen fait aussi référence à une petite peinture de John Graham (1886–1961), Tramonto Spaventoso (Coucher de soleil terrifiant), réalisée entre 1940 et 1949, qui occupe de manière quasi obsessionnelle l’imaginaire d’Oehlen depuis plus de trente ans. L’œuvre en question représente un étrange assemblage de personnages et de formes, parmi lesquels un autoportrait de Graham, affublé de lunettes et d’une moustache en croc à la manière de Dalí, ainsi qu’une sirène brune, de profil, et dont la silhouette ondoyante nourrit largement la production récente d’Oehlen. L’artiste découvre la peinture de Graham dans les années 1990, à travers une petite illustration dans un ouvrage de Dore Ashton consacré à l’école de New York : « Reproduite en noir et blanc, elle m’a immédiatement fasciné », se souvient Oehlen. « Je ne la comprenais pas du tout. Je la trouvais laide, et en même temps propice à d’infinies interprétations. »[1] Depuis, elle agit comme catalyseur inépuisable pour la série des John Graham Remixes, entamée en 1997. Déclinant les variations d’un même thème, la baigneuse d’Oehlen glisse d’une forme reconnaissable vers un « chaos anamorphique », selon l’expression de Rudolf Schmitz.[2] Dans plusieurs compositions en effet, les cheveux noirs en bataille et le profil du nu d’Oehlen sont clairement identifiables. Ailleurs, sa silhouette se dissout en une série de gestes abstraits, constituée de coups de pinceau appuyés et de délicats ruisseaux de couleurs qui semblent se dévider. Un objet phallique en perpétuelle mutation – référence directe à l’iconographie de Salvador Dalí (1904–1989), influence majeure d’Oehlen, surgit parfois à la surface des toiles, tandis qu’un peu plus loin, on reconnait le visage moustachu, emprunté à l’autoportrait de Graham. Le commissaire d’exposition Veit Loers avait d’ailleurs désigné cette figure comme « le fameux Homme d’Oehlen », annonçant par la même occasion la série Ömega Man (2021–2024).[3] Ces glissements s’expriment également dans le traitement même du médium : ces huiles sur toile, parfois enrichies d’acrylique, de laque, d’émail ou de peinture en spray, rappellent en effet la transparence de l’aquarelle, lorsque les couleurs se diffusent et se mêlent les unes aux autres. A travers cette superposition de références, Oehlen renvoie également à sa propre pratique. Ainsi, les lignes géométriques tentaculaires rappellent les emblématiques Baumbilder (Peintures d’arbres), un motif que l’on retrouve régulièrement dans l’œuvre d’Oehlen depuis les années 1980. D’autres toiles présentent une structure en grille, en écho à son exposition Schweinekubismus (Cubisme porcin) à la Galerie Max Hetzler à Berlin, en 2024. Cette fragmentation picturale s’affirme comme une représentation introspective du processus artistique d’Oehlen, où les idées sont détricotées, se déforment et se recomposent sans cesse. Oehlen reprend ainsi le principe du remix musical et démontre sa virtuosité à faire émerger la différence dans la répétition. Explorant à la fois l’histoire de l’art et l’histoire personnelle de l’artiste, cet assemblage de motifs et de références évoque à la fois tout et rien. Et c’est à travers cette esquive caractéristique de la quête de sens qu’Albert Oehlen continue de réinventer la peinture en des formes infinies et sans cesse renouvelées. L’exposition Endless Summer est présentée conjointement dans les galeries parisiennes Max Hetzler et Gagosian, et est accompagnée d’un catalogue coédité comprenant un essai de Jean-Pierre Criqui ainsi qu’un entretien avec Max Dax au sujet du travail cinématographique d’Albert Oehlen. Albert Oehlen (né en 1954 à Krefeld) vit et travaille en Suisse. Il expose régulièrement à la Galerie Max Hetzler depuis 1981. Les œuvres d’Oehlen font partie des collections de nombreuses institutions, parmi lesquelles : The Broad, Los Angeles ; Centre Pompidou, Paris ; The Cleveland Museum of Art ; Fondation Louis Vuitton, Paris ; Institut Valencia d’Art Modern ; Los Angeles County Museum of Art ; Mudam, Luxembourg ; Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg ; Musée d’Art Moderne de Paris ; Museum Brandhorst, Munich ; Museum of Contemporary Art, Chicago ; Museum Ludwig, Cologne ; The Museum of Modern Art, New York ; Museum für Moderne Kunst, Francfort-sur-le-Main ; Staatliche Kunstsammlungen Dresden ; et la Tate, Londres, entre autres. 1 - A. Oehlen, Albert Oehlen, Cologne: Taschen, 2017, p. 230. 2 - R. Schmitz, ‘No Fooling, All Painting’, Der Ritt der Sieben Nutten. Das war mein Jahrhundert, catalogue d‘exposition, Städisches Museum Abteiberg Mönchengladbach; Cologne: Walther König, 2000, p. 61. 3 - V. Loers, ibid., p. 7.

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