Marais, Paris
Louis Somveille
Perche
Balice Hertling Project Space[Scroll down for French version / Veuillez trouver ci-dessous la version française] Le Perche, a region in northern France, is known for its foliage, wildflowers, rolling hills, and expansive skies. Louis Somveille often retreats here, among various other countryside landscapes, to paint in situ - a key component to his landscape works. Additionally, in French, 'perche' can mean to achieve a psychedelic state after consuming hallucinogens - altered, elevated, at times, enlightened. Continuing with the play on words, it can also be used as a noun for a bird’s perch; a respite from flight for observation. Situated between this multiplicity of meanings, we find the current that flows through his recent works. A particular verse from Walt Whitman’s Leaves of Grass comes to mind: I met a seer, Passing the hues and objects of the world, The fields of art and learning, pleasure, sense, To glean eidolons. Put in thy chants said he, No more the puzzling hour nor day, nor segments, parts, put in, Put first before the rest as light for all and entrance song of all, That of eidolons. Eidolons, defined as phantoms, images, or representations of something, often abstract or idealized, could be said to visit Somveille in his self-imposed solitude. Often, the lack of something makes one's appreciation for it grow stronger; in this case, companionship. Friendship is deeply embedded in the works - the rabbit is the Chinese zodiac sign for the year 1987, in which many of Somveille’s closest friends were born. The animal surfaces as are petitive instinctual shape in his arsenal, appearing as a sort eidolon when it’s needed. Alternatively, friendship is rendered as jewelry - symbolic offerings gifted from friends, which by painting, he returns the gesture of gratitude. References to the importance of music and pop culture at large are prevalent in the work energetically and rhythmically. Sometimes overtly, sometimes more subtly. Brushstrokes are paced in a similar flow to that of freestyle jazz. Though they come together improvisationally, they are anchored by a deeply rooted tempo. Phantoms reveal themselves as different symbols, movements, and strokes. The natural world, spirit of music, relationships, and representations of the self convene freely, leaving space to transit the canvases as his environment, and state, changes. —Leah Gudmunson Leah Gudmundson (b. 1987 in Saskatoon, Canada) is a writer, editor, and publisher based in Paris. She is the founder and editor-in-chief of Blue Moon magazine, which focuses on mysticism and spirituality in contemporary art. The inaugural monograph from her publishing house, Blue Moon Press, will catalog the paintings of Gus Van Sant, scheduled for release later this fall (2025). ***** Le Perche, une région du Nord de la France, est connu pour son feuillage, ses fleurs sauvages, ses collines et ses vastes ciels. Louis Somveille se retire souvent ici, parmi nombreux d’autres paysages de campagne, pour peindre in situ - composant clé de ses œuvres paysagères. Par ailleurs, en français, “perche” peut signifier l’achèvement d’un état psychédélique après la consommation d’hallucinogènes - altéré, élevé, parfois, illuminé. Continuant avec les jeux de mots, il peut aussi être utilisé comme nom pour le perchoir d’un oiseau; Un répit du vol pour l’observation. Situé entre cette multiplicité de sens, l’on trouve le courant qui coule au travers de ses œuvres récentes. Un vers en particulier de Feuilles d’herbe de Walt Whitman vient en tête : J'ai vu un voyant, Qui examinait les teintes et les objets de l'univers, Les champs de l'art, du savoir, du plaisir, des sens, Et cueillait l'eidolon. Place dans tes chants, me dit il, Non plus l'heure troublante ni le jour, segments, parcelles incluses en lui. Place d'abord dans ton chant comme lumière absolue, comme chant d'enchantement absolu La lumière des eidolons. Les eidolons, définis comme des fantômes, des images, ou des représentations d’une chose, souvent abstraite ou idéalisée, pourraient être considérés comme visitant Somveille dans sa solitude auto-imposée. Souvent, le manque de quelque chose ne fait que rendre son appréciation plus forte encore; Dans ce cas-ci, la compagnie. L’amitié est profondément ancrée dans les œuvres - le lapin est le signe chinois du zodiaque de 1987, année durant laquelle de nombreux amis de Somveille sont nés. L’animal fait surface comme une forme instinctive répétitive dans son arsenal, apparaissant comme une sorte d’eidolon quand cela est nécessaire. Ou bien, l’amitié est rendue comme un bijou - des offrandes symboliques offertes par des amis, par lesquelles en peignant, il retourne le geste de gratitude. Les références à l’importance de la musique et de la pop culture dans son ensemble sont prévalentes de manière énergique et rythmique. Parfois ouvertement, parfois plus subtilement. Les coups de pinceaux sont rythmés dans un débit similaire à celui du freestyle jazz. Bien qu’ils viennent ensemble de manière improvisée, ils sont ancrés par un tempo enraciné profondément. Les fantômes se révèlent d’eux-mêmes sous des symboles, mouvements et traits différents. Le monde naturel, l’esprit de la musique, les relations, et les représentations de soi se réunissent librement, laissant de la place pour faire transiter les toiles à mesure que son environnement, et ses états, changent. —Leah Gudmunson Leah Gudmundson (née en 1987, Saskatoon, Canada) est autrice, éditrice et éditrice basée à Paris. Elle est la fondatrice et rédactrice en chef du magazine Blue Moon, qui explore le mysticisme et la spiritualité dans l'art contemporain. La première monographie publiée par sa maison d'édition, Blue Moon Press, sera consacrée aux peintures de Gus Van Sant et paraîtra cet automne (2025).
