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Marais, Paris

Elene Latchkepiani

What Has Already Happened

Derouillon

10 April – 15 June 2025

[Scroll down for French version / Veuillez trouver ci-dessous la version française] LC Queisser is pleased to present the solo exhibition 'What Has Already Happened' by Elene Latchkepiani hosted by Galerie Derouillon, Haut Marais, Paris. The show reimagines destruction as a powerful and generative force, exploring how materials—whether cement, oil paint, or burned plexiglass—transform through unpredictable interactions. The exhibition embraces flux, rejecting the notion of stability and permanence in favor of process and change. Through intuitive, site-specific sculptures, the artist invites us to witness the continual shaping of form, where destruction is not a loss but a vital part of transformation and becoming. The work challenges traditional ideas of truth and essence, positioning material change as the true site of meaning and creation. In Meditations on First Philosophy (1641), René Descartes reflects on a piece of wax: "the taste is eliminated, the smell evaporates, the color changes, the shape is lost." Despite these transformations, he argues, reason alone allows us to recognize it as the same substance. This notion – that material change is secondary to abstract knowledge – assumes a stable essence beneath transformation. But what if destruction does not reveal a deeper truth, but instead resists the very idea of permanence? Elene Latchkepiani's practice challenges this assumption, treating transformation not to uncover an underlying reality, but as the work itself. In her sculptures, materials – plaster, oil paint, burned wood, carved marble, and melted plexiglass – exist in a state of flux, shaped by forces of destruction and reconfiguration. Breaking down is not an endpoint but a generative process, where materials continuously shift and reform. Sculptural assemblages reject fixed meaning, embracing instability instead. Burned surfaces, fractured edges, and altered textures reveal matter in motion. These materials do not return to an original state; rather, they exist in cycles of becoming, where destruction asserts presence over absence. In the show, the artist assembled sculptural elements and found objects directly in the exhibition space, responding intuitively to their inherent qualities and interactions. Rather than constructing a predetermined order, her approach invites unpredictability, allowing meaning to emerge through material encounters. Latchkepiani resists the idea that transformation must be understood through abstraction or detached observation. Instead, it foregrounds the immediacy of physical engagement – where the instability of materials mirrors the shifting nature of perception itself. —René Descartes, Meditations on First Philosophy, trans. John Cottingham (Cambridge: Cambridge University Press, 1996), 20. ***** LC Queisser a le plaisir de présenter l'exposition personnelle ''What has already happened'' d'Elene Latchkepiani qui est accueillie par la Galerie Derouillon, Haut Marais, Paris. L'exposition réimagine la destruction comme une force puissante et générative, explorant la façon dont les matériaux - qu'il s'agisse de ciment, de peinture à l'huile ou de plexiglas brûlé - se transforment par le biais d'interactions imprévisibles. L'exposition embrasse le flux, rejetant la notion de stabilité et de permanence en faveur du processus et du changement. À travers des sculptures intuitives, spécifiques à un site, l'artiste nous invite à assister à la formation continue de la forme, où la destruction n'est pas une perte mais une partie vitale de la transformation et du devenir. L'œuvre remet en question les idées traditionnelles de vérité et d'essence, en positionnant le changement matériel comme le véritable lieu de signification et de création. Dans ses Méditations métaphysiques (1641), René Descartes réfléchit sur un morceau de cire : « le goût est éliminé, l’odeur s’évapore, la couleur change, la forme est perdue. »[1] Malgré ces transformations, il soutient que la raison seule nous permet de le reconnaître comme la même substance. Cette idée - que le changement matériel est secondaire au savoir abstrait - induit une stabilité de l’essence sous-jacente à la transformation. Et si la destruction ne révélait pas une vérité plus profonde, mais résistait plutôt à l’idée même de permanence ? La pratique d’Elene Latchkepiani éprouve cette hypothèse en traitant la transformation non pas comme une force visant à révéler une vérité ontologique, mais comme la véritable oeuvre. Dans ses sculptures, les matériaux - plâtre, peinture à l’huile, bois brûlé, marbre sculpté et plexiglas fondu - sont investis à l’état de flux, façonnés par des forces de reconstruction et de reconfiguration. La décomposition ne renvoie plus à une finalité, mais à un processus génératif au sein duquel les matériaux se meuvent et se remodèlent continuellement. Les assemblages sculpturaux rejettent la fixité du sens au profit de l’instabilité. Surfaces brûlées, bords fracturés and textures altérées se font ainsi les symptômes du mouvement de la matière. Ces matériaux ne retournent pas un à un état originel ; ils existent à travers le cycle du devenir où la destruction témoigne moins d’une absence que d’une présence. Dans cette exposition, l’artiste assemble des éléments sculpturaux avec des objets trouvés directement dans l’espace de la galerie, répondant ainsi de manière intuitive à leurs qualités et interactions inhérentes. Plutôt que d’imposer un ordre pré-déterminé, son approche invite à l’imprévisibilité, permettant au sens d’émerger à travers les rencontres matérielles. Latchkepiani résiste à l’idée que la transformation doit être comprise suivant l’abstraction ou l’observation détachée. À la place, elle fait prévaloir l’immédiateté de l’engagement physique - où l’instabilité des matériaux reflète la nature changeante de la perception elle-même. 1 - René Descartes, Méditations métaphysiques, trad. John Cottingham (Cambridge: Cambridge University Press, 1996), 20.

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38 rue Notre Dame de Nazareth

Paris, NY

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