Dates
Jan 8 – Feb 15, 2026
[Scroll down for French version / Veuillez trouver ci-dessous la version française] For her first solo exhibition at Galerie Derouillon's main space, Mathilde Albouy unveils an ambiguous theatre, composed of a new set of works—a troubled space in which one moves forward without certainty, guided only by the clues she chooses to let surface. The question of desire, imbued with the thought of Audre Lorde, for whom the erotic is a creative force, occupies a central place. The sculptures specifically created for this new exhibition become places of tension, where desire, power, and control are continually tested. Thus, the wooden and wax coffers, titled Widows, stand in the gallery space like thresholds. Their title evokes both loss and the persistence of a feminine figure who survives, bearing memory, freeing herself from the structures that once held her. This shifting space can therefore be understood through the lens of a quest—the quest for feminine identity. In this sense, Mathilde Albouy reinterprets the ideas of Claire Kahane in her essay Gothic Mirrors and Feminine Identity (1980) on Gothic literature, where the heroine moves through unstable architectures that reflect her own search for emancipation. In this theatre of forms, desire becomes a battleground, and fiction a means of reclaiming narratives. Mathilde Albouy’s work does not seek to deliver a univocal message: it opens a space where desire, survival, memory, and ambiguity overlap—an space where one can never be certain whether they are moving towards the light or into shadow. ***** Pour sa première exposition personnelle dans l'espace principal de la Galerie Derouillon, Mathilde Albouy dévoile un théâtre ambigu composé d’un nouvel ensemble d’oeuvres, une zone trouble, au sein de laquelle on avance sans certitude, guidé seulement par les indices qu’elle choisit de laisser affleurer. La question du désir, imbibée de la pensée d’Audre Lorde pour qui l’érotique est une force créatrice, y détient une place centrale. Les sculptures spécialement créées pour cette nouvelle exposition deviennent des lieux de tension où désir, pouvoir et contrôle s’éprouvent continuellement. Ainsi, les coffres en bois et en cire, intitulés Widows, se dressent dans l’espace de la galerie comme des seuils. Leur titre évoque autant la perte que la persévérance d’une figure féminine qui survit, porteuse de mémoire, et s’affranchit des cadres qui la contenaient. Cet espace mouvant peut ainsi être appréhendé à travers le prisme d’une quête, celle de l’identité féminine. Mathilde Albouy rejoue en ce sens les idées formulées par Claire Kahane dans son essai Gothic Mirrors and Feminine identity (1980) à propos de la littérature gothique, où l’héroïne chemine dans des architectures instables qui reflètent sa propre recherche d’émancipation. Dans ce théâtre de formes, le désir devient un terrain de lutte et la fiction un moyen de reprendre possession des récits. L’œuvre de Mathilde Albouy ne cherche pas à livrer un message univoque : elle ouvre un espace où se superposent désir, survivance, mémoire et trouble — un espace où l’on ne sait jamais si l’on s’avance vers la lumière ou vers l’ombre.