Diogo Pimentão — Extended Touch

Marais, Paris

Diogo Pimentão

Extended Touch

Praz-Delavallade

4 February – 12 March 2023

[Scroll down for French version / Veuillez trouver ci-dessous la version française] Praz-Delavallade is pleased to present Diogo Pimentão’s first solo show Extended Touch. Diogo Pimentão’s works, simultaneously intriguing and familiar, constitute a research on volume, the body and space. For approximately twenty years, his work has taken the form of sculptures, installations and videos, through a transversal, performative and multidimensional use of drawing. He took up where minimalist and conceptual practices had left off and elaborated a unique spiritual relation to drawing as both an inner meditative practice and an external exploration of art spaces as vehicles of attention and intention. In his movement, the artist operates with precise gestures, mostly using graphite, paper or cement as mediums, whose malleability is not a given, in order to develop an array of open actions: rubbing, using, compressing, extending, engraving, covering, forming, softening, folding, structuring or spacing. The minimalist aspect of his process radically places itself in our current times. Even by re-using residual tips of pencil lead or mineral powder, ductile and infra-mince, the artist outplays their industrial shape, thus questioning our society’s overproduction. Toing and froing between balance and tension, his works radiate both a sense of serenity and of instability in a barely suspended movement. Each one corresponds to a given processual state, which, empathically, we may catch ourselves mentally visualising. After these highly physical manipulations, that allow him to go from the surface of the drawing to its potential volume, the original material is hardly recognisable for its ductility and curves trouble perception, evoking leather, velvet or brushed steel rather than graphite. Neither matte nor shiny, but satin-like and slightly glossy, the surface grips light and sends it back, making it seemingly slide over it. Taking the idea of drawing into different perspectives, each sculpture arouses a tactile desire and new perceptual experiences. Diogo Pimentão skilfully envisages his work’s spatiality, bringing out its architectural essence to the scale of the body. Its physicality is made whole through displacement of the viewer. —Grégory Lang ***** À la fois intrigantes et familières, les œuvres de Diogo Pimentão participent d’une recherche sur le volume, le corps et l’espace. À travers une utilisation transversale, performative et multidimensionnelle du dessin, son travail se déploie depuis une vingtaine d’année sous la forme de sculptures, installations et vidéos. Il a continué là où les pratiques minimalistes et conceptuelles s’étaient arrêtées et a élaboré une relation spirituelle unique au dessin, à la fois comme pratique méditative intérieure et comme exploration extérieure des espaces artistiques en tant que véhicules de l’attention et de l’intention. Dans le mouvement, l’artiste opère des gestes précis, le plus souvent avec les médiums graphite, papier ou ciment, dont la malléabilité n’est pas d’emblée évidente, pour développer un répertoire d’actions ouvertes : frotter, user, compresser, étendre, graver, recouvrir, former, assouplir, plier, structurer ou espacer. Du ressort de la chorégraphie et de la trace, la succession et la répétition consciente de sa gestuelle induisent une attention particulière à l’infime de la variation et l’appropriation de l’accidentel inhérent à ce travail. Le caractère minimal de sa démarche s’inscrit avec radicalité dans notre actualité, jusque dans le ré-emploi de résidus collectés (de bouts de mines ou de poussières de matières minérales) de l’ordre de l’inframince, déjouant les formes usinées et questionnant par là même notre société de surproduction. Oscillant entre équilibre et tension, ses œuvres dégagent à la fois une impression de sérénité et d’instabilité dans un mouvement à peine suspendu. Chacune correspond à un état donné d’un processus, que, par empathie, l’on se surprend à visualiser mentalement. Suite à ces manipulations très physiques, qui lui permettent de passer de la surface du dessin à son volume potentiel, le matériau d’origine est lui-même difficilement reconnaissable tant sa ductilité et ses courbes sèment le trouble, évoquant d’avantage le cuir, la panne de velours ou l’acier froissé plutôt que le graphite. Ni mate ni brillante, mais satinée et légèrement lustrée, la surface accroche et renvoie la lumière qui semble glisser sur elle. Chaque sculpture suscite ainsi un désir tactile et de nouvelles expériences perceptibles, amenant l’idée du dessin vers d’autres perspectives. Diogo Pimentão envisage savamment la spatialité de ses œuvres, faisant ressortir leur essence architecturale à l’échelle d’un corps. Leur physicalité trouve ainsi leur complétude au gré des déplacements du regardeur. —Grégory Lang

Visit

5 rue des Haudriettes

Paris, NY

Gallery website