Group Exhibition — Memory

Belleville, Paris

Group Exhibition

Memory

,48 m²

28 April – 19 May 2024

Pauline Bastard Caroline Delieutraz Mazaccio & Drowilal Marianne Muller [Scroll down for French version / Veuillez trouver ci-dessous la version française] Memory brings together works that engage in playful experiments with visual proximities between objects with no prior relationship. The artists gathered here play a game of pairs with elements gleaned from the street, personal and public archives or the Internet. The game emerges from an attitude of attention to our everyday environment - a distracted attention that leads us to unexpected parallels. The pairs of shoes reconstructed by Pauline Bastard re-establish a precarious unity between objects that have become orphaned. With Deux Visions, Caroline Delieutraz plays with the similarities between Google StreetView views and photographs from the book La France de Raymond Depardon. Meanwhile, the duo Mazaccio & Drowilal draw incongruous comparisons between their portraits and the appearances of various real or fictional characters. Finally, Marianne Muller's lenticular prints reveal unexpected formal proximities between seemingly distant photographic sources. The practices presented here create amusing relationships between the art world and popular culture. They engage the public in recognizing the playful potential of a double vision opposed to a monolithic reading of the images that we consume. More than just a game, Memory is an exercise in awareness that reconnects us to reality and its multiple variations. Born in 1982, Pauline Bastard studied at the Beaux-Arts de Paris, Sorbonne and New York Universities. Her practice is built around various social structures, which she questions by reproducing them in collective experiences. Being a person, being part of a family, working together, gathering around grand narratives: these re-enacted situations produce images, films and objects. Her work can be found in several public collections. She has been teaching since 2007 (Sorbonne, ESAAA, ENSBA). "Caroline Delieutraz works with material that is abundant in our society of information: images and other data, circulating insensitively through the flow of international electronic networks. The origins of this data, the way it appears in public space – including the internet – its exploitation, transformations and successive reuses, its death and rebirth, all form the focal point of her work. Every day, Caroline Delieutraz gathers all kinds of material available on the web and manipulates it, in an attempt to occupy this constantly fluctuating world in her own way. Even though she perpetuates what could be referred to as the erasure of the “original”, a relative concept in a copy-paste world, she never negates the origin of this data or the work that others have accomplished. On the contrary, the source of the images are an integral and significant part of her work. Caroline Delieutraz moves and reshapes the information she extracts from the system in an effort to question the authority of these images that seem so familiar to us that they have become certainties. By constantly jumping from the so-called “virtual” world to the so-called “real” world, Caroline Delieutraz’s different pieces take on the appearance of digital and analog vehicles, the mysterious hybrid elements that make up the data." —Géraldine Miquelot Elise Mazac (1988) aka Mazaccio and Robert Drowilal (1986) are two French artists working as a duo under the name Mazaccio & Drowilal. Drawing their resources from photography, books and the Internet, with a particular attachment to paper, collage and series, Mazaccio & Drowilal's work is understood less in terms of medium or technique than of image. Far from a reappraisal of what used to be called "popular culture", the mixing and diverting they do is more akin to the notion of the meme: the duo divert and recombine archetypal forms and elementary structures that shape individual and collective memories, identities and representations. Between gentle irony, caustic provocation and potty humor, it becomes difficult to distinguish the critical charge from the affection the artists have for these images: it is undoubtedly in this ability to escape all reification that the true subversive power of this work lies. Marianne Muller was born in Paris in 1981. She graduated from ENSBA Lyon and works with images she finds in public or private archives, from photographers, press agencies or Internet image banks. Her practice consists in putting them in relation by identifying formal similarities and thus creating unexpected associations that generate new, hybrid meanings. Her work has been shown in numerous group exhibitions, in venues such as Galerie 22,48m2 (Paris), Galerie White Project (Paris), Salon de Montrouge, Centre Photographique de Marseille, Lieu-commun (Toulouse) and Magasin- CNAC (Grenoble), where she received the Prix Edouard Barbe. Her projects are supported by institutions such as the CNC and the DRAC Ile-de-France, and she has carried out numerous workshops for places such as LE BAL and the MAC/ VAL, as well as multi-hand artworks with various publics (hospitals, schools and prisons). She is also co-founder of Atelier WM (candle design) and produces artistic elements for the works of artist Jean-Michel Othoniel. ***** Memory rassemble des œuvres engageant des expériences ludiques de proximités visuelles entre des objets sans relations préalables. Les artistes rassemblés ici se prêtent à un jeu de paires avec des éléments glanés dans la rue, dans des archives personnelles, publiques ou sur Internet. Le jeu émerge alors d’une attitude d’attention à notre environnement quotidien – une attention distraite qui nous entraine vers des parallèles imprévus. Les paires de chaussures reconstituées par Pauline Bastard rétablissent une unité précaire entre des objets devenus orphelins. Avec Deux Visions, Caroline Delieutraz se joue des rapprochements entre les vues de Google StreetView et des photographies du livre La France de Raymond Depardon. Le duo Mazaccio & Drowilal, quant à lui, dresse des comparaisons incongrues entre leurs portraits et les apparences de divers personnages réels ou fictifs. Enfin, les impressions lenticulaires de Marianne Muller donnent à voir des proximités formelles inattendues entre des sources photographiques apparemment éloignées. Les pratiques présentées ici créent d’amusantes relations entre le monde de l’art et la culture populaire. Elles engagent le public à reconnaitre le potentiel ludique d’une double vision opposée à une lecture monolithique des images que l’on consomme. Hors du simple jeu, ce Memory constitue dès lors un exercice d’attention qui nous reconnecte au réel dans ses multiples variations. Née en 1982, Pauline Bastard a étudié aux Beaux-Arts de Paris, à la Sorbonne et à New York University. Sa pratique se construit autour de différentes structurations sociales qu’elle interroge en les reproduisant dans des expériences collectives. Être une personne, faire partie d’une famille, travailler ensemble, se rassembler autour de grands récits: ces situations rejouées produisent des images, des films et des objets. L’artiste crée ainsi des univers où la fiction et la réalité sont étroitement mêlées. Son travail fait partie de plusieurs collections publiques. Elle poursuit une activité d’enseignement depuis 2007 (Sorbonne, ESAAA, ENSBA). "Caroline Delieutraz use de matériaux présents en abondance dans notre société de l’information : les images et autres données qui, sans état d’âme, circulent dans le flux des réseaux électroniques mondiaux. L’origine de ces données, leurs conditions d’apparition dans l’espace public – Internet compris –, leur exploitation, leurs transformations et réutilisations successives, leur mort et leur renaissance sont au centre de son travail. Au quotidien, Caroline Delieutraz collecte toutes sortes de matériaux disponibles sur la toile, pour les manipuler et occuper, à sa manière, ce monde volatile en perpétuel mouvement. Si elle perpétue ce qui pourrait s’apparenter à l’effacement de l' « original », notion toute relative dans le monde du copié-collé, il ne s’agit pas non plus de nier l’origine des données et le travail fait par d’autres. Au contraire, la provenance directe des images fait partie intégrante, signifiante, de l’œuvre. Extrayant les informations des dispositifs dans lesquels elle les trouve, Caroline Delieutraz crée des déplacements et des reconfigurations qui visent à remettre en cause l’autorité de ces images, devenues si familières qu’elles s’imposent à nous comme des évidences. Au sein d’une démarche qui saute sans arrêt du monde dit « virtuel » au monde dit « réel », les diverses formes du travail de Caroline Delieutraz apparaissent comme autant de véhicules, numériques et analogiques, de ces éléments mystérieusement hybrides que sont les données." —Géraldine Miquelot Elise Mazac (1988) alias Mazaccio et Robert Drowilal (1986) sont deux artistes français travaillant en duo sous le nom de Mazaccio & Drowilal. Tirant ses moyens de la photographie, du livre et d’internet, attaché en particulier au support papier, au collage et à la série, le travail de Mazaccio & Drowilal se comprend toutefois moins en termes de médium ou de technique que d’image. Loin d’une réévaluation de ce qu’on appelait autrefois « la culture populaire », le brassage et les détournements qu’ils opèrent entretiennent plutôt des parentés avec la notion de mème : le duo détourne et recombine des formes archétypales, des structures élémentaires, qui façonnent les mémoires, les identités et les représentations aussi bien individuelles que collectives. Entre ironie douce, provocation caustique et humour potache, il devient malaisé de distinguer la charge critique de l’affection que portent les artistes à ces images: c’est sans doute dans cette capacité à échapper à toute réification que réside la véritable puissance subversive de ce travail. Marianne Muller est née à Paris en 1981. Elle est diplômée de l’ENSBA Lyon. Elle travaille à partir d’images qu’elle trouve dans des fonds d’archives publiques ou privées, auprès de photographes, d’agences de presse ou de banques d’images internet. Sa pratique consiste à les mettre en relation en dégageant des similitudes formelles et à créer ainsi des associations inattendues qui génèrent des sens nouveaux, hybrides. Ses travaux ont été montrés dans de nombreuses expositions collectives, dans des lieux comme la galerie 22,48m2 (Paris), la galerie White Project (Paris), le Salon de Montrouge, le Centre Photographique de Marseille, Lieu- commun (Toulouse) ou encore le Magasin-CNAC (Grenoble) où elle reçoit le Prix Edouard Barbe. Ses projets sont soutenus par des institutions comme le CNC ou la DRAC Ile-de-France. Elle réalise également de très nombreux workshops pour des lieux comme LE BAL ou le MAC/VAL et des œuvres d’art à plusieurs mains avec différents publics (hôpitaux, écoles et maisons d’arrêt). Elle est également co-fondatrice de l’Atelier WM (design de bougies) et produit des éléments artistiques pour les œuvres de l’artiste Jean-Michel Othoniel.

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30 rue des Envierges

Paris, NY

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