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Marais, Paris

Ousmane Niang

L'heure du Regard

Afikaris

28 November 2024 – 5 January 2025

[Scroll down for French version / Veuillez trouver ci-dessous la version française] For his second solo exhibition at Afikaris Gallery, Ousmane Niang presents a series of new works entitled L’heure du regard (The Time of the Gaze). In this new chapter, Ousmane Niang extends the lines of thought he developed in the past during the exhibition Le monde cherche un futur. His aim is to highlight the elements needed to lay the foundations for a sustainable future and respond to the challenges involved. In these new works, the artist depicts this dynamic through a singular visual approach, mixing media. He uses Plexiglas and plywood to create pieces in which hammered nails become a metaphor for the human mass, suggesting that the solution lies in coming together. Ousmane Niang transposes in a series of artworks gathered under the title L’heure du regard (The Time of the Gaze) his own observations of the climate of sociopolitical tensions that reign in the world. The artist depicts a corrupt organisation at the service of the powerful. In this context, he tackles the issue of the exodus of young people and talent from the African continent amidst the indifference of its leaders. As related by French-Senegalese film director Mati Diop in her movie Atlantics (2019), Niang suggests with his dots the history of a youth that struggles to cope. In a world where purely political agreements rule politics and where powerful men only care about their personal wealth and self-interest, stepping over the obstacles to their ambitions. In their tailor-made suits and perfectly tied ties, their gaze stares at the horizon without crossing anyone else. Hence, L’heure du regard urges them to lower their eyes, step out of their palaces and be aware of social realities. In the same way, Niang addresses his works to the population. If he displays the screams of those who, left behind, become candidates for exile, attempting to escape a system that does not support them, he exhorts them to open their eyes. His brushes claim that the solution is not to leave but to develop natural resources and individual abilities. Visually as symbolically, the nails hammered into the wooden panels stand as a metaphor for the human mass. They appear tied together in an impression of solidarity. Visitors witness bribing and unofficial agreements that seemingly plague current policies (Accord politique, 2024). The canvases, marked with Niang’s characteristic sense of humour borrowing its codes to social satire, recall the urgent need to act to hold back a nation out of breath. Reacting to the impotent gaze of the victims of the lack of action against poverty and inequality, the artist unveils the three mainstays from which a sustainable economy might arise. Working the soil, knowledge and apprenticeship flow under his brushes as the answer to silent suffering that sometimes ends up tragically. Ousmane Niang, who in the past visually evoked the existence of solutions to these problems without naming them, now explains in L’heure du regard that the key to resolving systemic poverty lies in unity and work. In this way, he calls on the public to realise that collective action is necessary for change. ***** Pour sa deuxième exposition personnelle à la galerie Afikaris, Ousmane Niang présente une série de nouvelles œuvres intitulée L’heure du regard, du 28 novembre au 4 janvier. Dans ce nouveau chapitre, Ousmane Niang prolonge les pistes de réflexion qu’il a développées par le passé lors de l’exposition Le monde cherche un futur du 16 septembre au 15 septembre 2022. Il souhaite mettre en avant les éléments nécessaires pour établir les fondations d’un avenir pérenne et répondre aux défis impliqués. Dans ces nouvelles œuvres, l’artiste dépeint cette dynamique à travers une approche visuelle singulière en mixant les médiums. Il utilise le plexiglas et le contreplaqué, pour créer des pièces où les clous enfoncés deviennent la métaphore de la masse humaine suggérant que la solution réside dans l’union. Telle que contée par la réalisatrice franco-sénégalaise Mati Diop dans le long-métrage Atlantique (2019), Ousmane Niang suggère, de ses points, l’histoire de citoyens qui peinent à s’en sortir. Dans un monde où les accords purement politiques entre états régissent la politique des pays et où les hommes de pouvoir ne semblent s’intéresser qu’à leur propre richesse et intérêts, ils écrasent ceux qui représentent un obstacle à leurs ambitions. Dans leur costume sur-mesure à la cravate parfaitement nouée, leur regard est fixé vers l’horizon, sans jamais se poser sur quiconque. C’est ainsi que L’heure du regard les enjoint à baisser les yeux, à sortir de leur palais pour se rendre compte par eux-mêmes des réalités sociales. Ousmane Niang s’adresse de même à la population. S’il affiche le cri de ceux qui, délaissés, se retrouvent candidats à l’exil, tentant de se soustraire à un système qui ne les soutient pas, il les exhorte d’ouvrir les yeux. De ses pinceaux, il l’affirme : la solution n’est pas de partir mais sinon de développer les ressources naturelles et les capacités individuelles. Ensemble. Visuellement et symboliquement, les clous enfoncés dans les panneaux de bois se dressent, métaphores de la masse humaine. Ils apparaissent reliés les uns aux autres, solidaires. Les visiteurs assistent à des scènes de corruption et d’accords officieux identifiés par Ousmane Niang comme le fléau qui contamine la société actuelle (Accord politique, 2024). Les toiles, marquées de son humour caractéristique empruntant ses codes à la satire sociale, exaltent l’urgence d’agir pour retenir une nation à bout de souffle. En réaction aux regards impuissants des victimes de l’absence d’actions contre la pauvreté et les inégalités, l’artiste présente les trois piliers qui, selon lui, permettraient d’établir les bases saines d’une économie pérenne. Le travail de la terre, la connaissance et l’apprentissage d’un savoir- faire émergent comme les réponses à une souffrance tacite dont les conséquences se révèlent parfois tragiques. Ousmane Niang qui évoquait visuellement par le passé l’existence de solutions à ces problèmes sans les nommer, expose désormais dans L’heure du regard que la clé pour résorber une misère systémique réside dans l’union et le travail. Il appelle de cette manière la population à prendre conscience qu’une action collective est nécessaire au changement.

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7 rue Notre Dame de Nazareth

Paris, NY

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